Une lecture du livre de Job- 4ème partie

  

Une lecture du livre de Job- 4ème partie

 

 

Ce commentaire est le développement d’un cours dispensé pour l’élévation de l’âme de Michael Nissim ben Sh'imon, parti trop tôt. Avec l’espoir qu’Hachem apporte la consolation à sa famille, et que cette étude y contribue.

 

Le discours d’Eliphaz

 

Avant de présenter la spécificité de chaque discours prêté aux compagnons de Job, Maïmonide présente leurs points communs et l’enjeu général de leur débat théologique : « Tous ses amis s’accordent à soutenir que ceux qui font le bien en sont récompensés et ceux qui font le mal en sont punis. Si, disent-ils, on voit un pécheur dans le bonheur, on pourra être certain que le contraire se produira dans l’avenir (…). Si, au contraire, on voit un homme pieux dans l’adversité, celui-ci ne pourra manquer d’obtenir une réparation. Cette idée, tu la trouveras répétée dans les discours d’Eliphaz, de Bildad et de Sophar (…). Mais ce n’est pas là le but de toute cette histoire, où l’on a eu plutôt en vue de faire connaître ce que chacun d’eux professait en particulier et l’opinion qu’il avait sur un évènement où nous voyons l’homme le plus intègre et de la plus parfaite droiture frappé des calamités les plus grandes et les plus violentes (…) ».

Le premier à prendre la parole est Eliphaz. La thèse qu’il défend est ainsi présentée par le maître cordouan :

« L’opinion d’Eliphaz sur cet événement est également une des opinions professées sur la providence. Selon lui, en effet, tous les malheurs qui avaient frappé Job, il les avait mérités ; car il avait commis des pêchés qui lui avaient mérité ce sort. C’est là ce qu’il dit à Job : ‘ Ton impiété n’est-elle pas grande, tes iniquités ne sont-elles pas sans fin ? ‘ (22, 5). Ailleurs il lui dit : ‘ Les bonnes actions et la conduite vertueuse sur lesquelles tu te fies ne font pas que tu sois nécessairement un homme parfait devant Dieu, de manière que tu ne puisses être puni : ‘Certes Il n’a pas confiance en ses serviteurs, il trouve des défauts même dans ses anges. Qu’en sera-t-il de ceux qui habitent dans des maisons d’argile, qui ont leur fondement dans la poussière ? ‘ (4, 18-19). (…) il croit que tout ce qui arrive à l’homme, il a dû le mériter, mais que les fautes par lesquelles nous méritons le châtiment échappent à notre perception, et (que nous ignorons) de quelle manière elles nous ont valu notre châtiment » (Guide des Egarés III, 23).

 

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(7 pages)

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